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Mettre fin au silence imposé : pourquoi le discours haineux dans la région des Grands Lacs n’est pas une opinion mais une menace réelle pour la paix, la sécurité et la gestion durable des ressources naturelles

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale, environnementale et climatique

Dans la région des Grands Lacs africains, le discours haineux s’est progressivement installé comme un instrument de fragmentation sociale, qui dépasse largement le cadre d’une simple opinion. Qu’il prenne la forme de propos virulents sur les réseaux sociaux, de manipulations orchestrées autour de l’accès aux terres, ou de stigmatisations liées à l’exploitation des ressources naturelles, ce discours alimente la peur, renforce la marginalisation et contribue à des violences qui fragilisent les communautés dépendantes de l’environnement pour leur survie. Les citoyen·ne·s ne devraient pas être réduits au silence pour se protéger ; s’exprimer et défendre leurs droits fonciers, environnementaux et climatiques doit rester un droit essentiel. Le discours haineux n’est pas un échange d’idées : c’est une menace qui sape les efforts de gestion durable, entrave la cohésion sociale et met en péril les écosystèmes déjà sous pression.

Discours haineux : un carburant des conflits environnementaux et des tensions liées aux ressources naturelles

Dans une région où la terre, l’eau, les forêts et les minerais sont au cœur des enjeux économiques et sociaux, chaque message de haine agit comme un catalyseur de conflit. Les propos discriminatoires, lorsqu’ils justifient l’exclusion d’une communauté de ses terres ou diabolisent son accès aux ressources, nourrissent les rivalités et exacerbent les tensions persistantes. Les conflits environnementaux — déjà aggravés par la déforestation, l’exploitation minière illégale ou l’accaparement des terres — deviennent encore plus difficiles à résoudre lorsque la haine s’y ajoute. Les plateformes numériques, insuffisamment régulées, facilitent la diffusion de récits toxiques qui attisent la méfiance et minent les efforts de dialogue nécessaires pour une gestion responsable et partagée des ressources.

S’unir pour protéger l’espace public, les écosystèmes et construire une paix durable

Face à cette menace croissante, il est essentiel que les citoyens, les autorités publiques, les organisations environnementales et les acteurs communautaires unissent leurs efforts pour combattre la haine et défendre un espace public respectueux, où la parole contribue à la protection de l’environnement plutôt qu’à la division. Renforcer l’éducation à la citoyenneté écologique, promouvoir la transparence dans la gestion des ressources naturelles, lutter contre la désinformation environnementale et encourager les plateformes numériques à agir contre les contenus dangereux sont des étapes indispensables. Mettre fin au discours haineux, c’est protéger les populations mais aussi les écosystèmes dont elles dépendent. C’est prévenir les conflits, promouvoir une gestion équitable et durable des ressources naturelles, et bâtir un avenir où la parole devient un outil d’unité, de justice écologique et de résilience climatique.

La Rédaction

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