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À Nyabibwe, dans le territoire de Kalehe, LES ÉCOLOGISTES RDC tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme face à un feu qui gagne la montagne surplombant le centre de cette localité. Depuis le dimanche 30 août, les flammes consument progressivement la végétation, rappelant que l’urgence environnementale ne peut plus être reléguée au second plan. Pour LES ÉCOLOGISTES RDC, après les drames de Bushushu et Nyamukubi, le Sud-Kivu ne peut plus se contenter de regarder son patrimoine naturel disparaître sous les flammes.
Selon LES ÉCOLOGISTES RDC, derrière ce feu de brousse se cache une réalité plus profonde : celle d’un environnement de plus en plus fragilisé par la pression agricole, la dégradation des terres, la disparition du couvert végétal et les effets du dérèglement climatique. À Nyabibwe, la montagne n’est pas seulement un paysage. Elle constitue un rempart naturel pour les communautés qui vivent à ses pieds. Sa dégradation progressive devrait donc être considérée comme une question de sécurité environnementale et humaine, estiment LES ÉCOLOGISTES RDC.

Pour LES ÉCOLOGISTES RDC, le véritable danger réside aussi dans l’indifférence. À moins de 20 kilomètres de Bushushu et Nyamukubi, Nyabibwe se trouve dans une zone encore profondément marquée par les glissements de terrain et les inondations meurtrières de mai 2023. Dans un tel contexte, chaque arbre détruit, chaque pente dénudée et chaque hectare brûlé constituent des signaux d’alarme. LES ÉCOLOGISTES RDC rappellent que lorsque le couvert végétal disparaît, les sols deviennent davantage exposés à l’érosion et au ruissellement, accentuant la vulnérabilité des populations.
Certes, LES ÉCOLOGISTES RDC saluent la mobilisation des jeunes, des autorités locales et des acteurs environnementaux qui tentent de maîtriser les flammes. Mais LES ÉCOLOGISTES RDC posent une question essentielle : peut-on demander à des communautés déjà vulnérables de protéger seules leur patrimoine écologique avec des moyens aussi limités ? L’État ne peut pas intervenir uniquement lorsque la catastrophe est déjà là. Pour LES ÉCOLOGISTES RDC, il faut agir en amont : renforcer la surveillance des espaces naturels, encadrer les activités agricoles, promouvoir l’agroforesterie, restaurer les terres dégradées, développer l’éducation environnementale et soutenir les initiatives communautaires.
Pour LES ÉCOLOGISTES RDC, Nyabibwe mérite donc mieux qu’un simple communiqué après l’incendie. Sa montagne doit être protégée, surveillée et considérée comme un espace écologique stratégique. Car lorsque la végétation brûle au-dessus d’un village déjà vulnérable, ce n’est pas seulement de la forêt qui disparaît : c’est une protection naturelle, une mémoire écologique et une partie de l’avenir des communautés qui partent en fumée. LES ÉCOLOGISTES RDC en appellent ainsi à une mobilisation urgente des autorités, des communautés, de la société civile et des partenaires environnementaux. Le Kivu a déjà payé un lourd tribut à l’imprévision. Attendre la prochaine catastrophe pour agir serait, pour LES ÉCOLOGISTES RDC, non seulement une erreur, mais une faute collective.
Emmanuel Ndimwiza
Éditeur- Voix du Paysan