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Lac Albert, trésor partagé entre la RDC et l’Ouganda : une zone humide vitale dont la protection devient un enjeu crucial pour la biodiversité, la sécurité alimentaire et l’avenir des communautés riveraines

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

À l’occasion de la Journée mondiale des zones humides célébrée chaque 2 février, l’attention se tourne vers le Lac Albert, véritable pilier écologique et économique situé à la frontière entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda. Faisant partie intégrante du bassin du Nil, ce lac constitue une zone humide d’importance internationale, soutenant une biodiversité exceptionnelle et la survie de millions de personnes vivant le long de ses rives. Les plaines inondables, les marais, les rivières affluentes et les zones riveraines forment un écosystème complexe qui favorise la reproduction de nombreuses espèces de poissons, attire des oiseaux migrateurs et protège une flore aquatique précieuse, dont certaines espèces sont rares ou menacées. Pour de nombreuses familles, la pêche artisanale demeure la principale source de revenus et d’alimentation, illustrant le lien étroit entre nature et bien-être humain. Des acteurs communautaires, parmi lesquels Jonh Sultan Toly, organisateur de communautés, sensibilisent les populations locales à l’importance de préserver cette richesse naturelle face aux menaces croissantes liées à la pression démographique et aux activités humaines non contrôlées.

Une biodiversité exceptionnelle mais fragilisée par les pressions humaines et climatiques

Le Lac Albert et ses zones humides associées jouent également un rôle majeur dans la régulation hydrologique et climatique de toute la région, contribuant à limiter les inondations, à maintenir les réserves d’eau douce et à stabiliser les écosystèmes environnants. Toutefois, cette richesse naturelle subit aujourd’hui plusieurs menaces : surexploitation halieutique, déforestation des rives, pollution, extraction pétrolière, croissance démographique rapide et effets du changement climatique. La réduction des zones marécageuses et la dégradation des habitats naturels mettent en danger certaines espèces aquatiques et compromettent la sécurité alimentaire des populations dépendantes du lac. Les experts alertent sur la nécessité urgente d’une gestion durable, impliquant autorités, organisations locales et communautés, afin de préserver cet écosystème vital avant qu’il ne subisse des dommages irréversibles.

La mobilisation communautaire, clé pour protéger durablement le Lac Albert

Face à ces défis, plusieurs initiatives locales cherchent aujourd’hui à renforcer la participation des communautés riveraines dans la protection et la gestion durable des zones humides du Lac Albert. La sensibilisation à la pêche responsable, la restauration des zones dégradées et la promotion d’activités économiques alternatives deviennent des priorités pour garantir un avenir durable aux populations locales. Des leaders communautaires et environnementaux, dont Jonh Sultan Toly, organisateur de communautés, encouragent l’engagement citoyen pour protéger cette ressource commune et rappeler que la survie du lac conditionne directement celle des générations futures. En cette Journée mondiale des zones humides, le message est clair : préserver le Lac Albert revient à préserver la vie, l’économie locale et l’équilibre écologique de toute la région.

La Rédaction

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