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Le drame survenu dans la salle de fêtes « Panacée », sur le boulevard Triomphal, a endeuillé Kinshasa et relancé une question aussi simple que brutale : combien de vies faudra-t-il encore perdre avant que les normes de sécurité deviennent une exigence non négociable ?
La douleur est encore vive. Des familles pleurent leurs proches, des blessés luttent pour retrouver la santé, tandis que la capitale porte le poids d’un nouveau drame collectif. Dans son message de condoléances daté du 5 septembre 2026, l’Assemblée provinciale de Kinshasa exprime sa compassion et appelle à tirer les leçons de cette tragédie.
Mais au-delà des condoléances, il y a une responsabilité. Une salle de fêtes n’est pas seulement un lieu de divertissement : c’est un espace qui accueille des vies humaines. Issues de secours, extincteurs, installations électriques, capacité d’accueil, dispositifs d’évacuation : ces exigences ne devraient jamais être considérées comme de simples formalités administratives.
Le rappel lancé par l’Assemblée provinciale aux propriétaires et gestionnaires des salles de fêtes doit donc dépasser l’émotion du moment. Les services compétents doivent contrôler, sanctionner lorsque cela s’impose et surtout prévenir. Car une norme de sécurité ignorée aujourd’hui peut devenir, demain, le procès-verbal d’une catastrophe.
Kinshasa ne peut pas se contenter de compter ses morts après chaque drame. La véritable compassion commence par la prévention. Panacée doit rester plus qu’un nom associé à une tragédie : le lieu où la capitale aura compris que protéger des vies vaut davantage que remplir une salle, organiser une fête ou fermer les yeux sur les risques.
La Rédaction
Kinshasa : après le drame de Panacée, la sécurité ne peut plus être une option