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Goma après le lundi noir du 27 janvier 2025 : quand la guerre laisse aussi des cicatrices profondes sur l’environnement urbain et naturel

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

Au-delà du drame humain vécu par les habitants de Goma, la journée du 27 janvier 2025 a marqué un tournant brutal pour l’environnement urbain et naturel de la ville, déjà fragile. Les affrontements armés, les tirs nourris et le chaos généralisé ont laissé derrière eux des corps abandonnés, des débris militaires, des munitions non explosées et des infrastructures endommagées, transformant plusieurs quartiers en zones à risque sanitaire élevé. Cette situation a favorisé la dégradation rapide du cadre de vie, l’insalubrité, la prolifération de nuisances et un climat de peur qui a empêché toute intervention rapide de salubrité publique, exposant ainsi la population à de graves dangers environnementaux et sanitaires.

Pollution des sols, des eaux et menace directe sur le lac Kivu

Les conséquences écologiques les plus inquiétantes se manifestent par la pollution progressive des sols et des cours d’eau, avec des écoulements incontrôlés d’hydrocarbures, de déchets toxiques et de matières organiques issus des violences, certains se dirigeant vers le lac Kivu, poumon écologique et source vitale pour des milliers de ménages. La dégradation des routes, des canalisations et des installations urbaines a aggravé les déversements sauvages, augmentant les risques de contamination de l’eau potable, de disparition de la faune aquatique et d’épidémies, dans une ville où la pression démographique et environnementale était déjà critique.

Blackout, déforestation et pollution de l’air : une crise silencieuse mais durable

Le blackout prolongé ayant suivi ces événements a entraîné un recours massif aux groupes électrogènes et au bois de chauffe, accentuant la déforestation autour de Goma et la pollution de l’air par des émissions nocives, avec des impacts directs sur la santé des habitants. Cette crise énergétique, combinée à l’insécurité persistante, a accéléré la dégradation de l’environnement urbain et naturel, rappelant que la guerre ne détruit pas seulement des vies et des économies, mais laisse aussi une empreinte écologique profonde et durable, dont les effets continueront à se faire sentir longtemps après le silence des armes.

La Rédaction

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