Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique
Le football est un langage universel en Afrique. Il rassemble les peuples, transcende les frontières et incarne l’espoir, surtout pour la jeunesse. Mais derrière les chants des supporters et les projecteurs de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), une contradiction dérangeante persiste : le sponsoring du football africain par TotalEnergies, une multinationale régulièrement accusée de contribuer massivement à la pollution, au dérèglement climatique et à la destruction des écosystèmes. En s’associant à un sport porteur de rêves et d’avenir, le géant pétrolier tente de redorer son image, alors même que ses activités extractives continuent de menacer les terres, l’eau et la santé des populations, notamment en Afrique.
Greenpeace Afrique et la jeunesse en première ligne contre la destruction environnementale
Face à cette stratégie de “greenwashing”, la société civile s’organise. Greenpeace Afrique joue un rôle central en dénonçant les pratiques polluantes de TotalEnergies et en mobilisant les jeunes autour des enjeux climatiques et environnementaux. À travers des campagnes, des actions de sensibilisation et des mobilisations citoyennes, l’organisation rappelle que le football ne doit pas servir de paravent à des entreprises responsables de projets fossiles destructeurs. Pour de nombreux jeunes Africains, il est inconcevable qu’un sport censé inspirer un avenir meilleur soit financé par des acteurs qui compromettent cet avenir par leurs choix industriels.
La CAN doit choisir son camp : l’avenir ou les pollueurs
La question est désormais politique, éthique et symbolique : quelle image veut porter la CAN ? Celle d’une Afrique dynamique, engagée pour son avenir et la protection de son environnement, ou celle d’un continent utilisé comme vitrine par les grands pollueurs ? De plus en plus de voix s’élèvent pour affirmer que les pollueurs n’ont pas leur place dans les compétitions sportives africaines. Dénoncer TotalEnergies, ce n’est pas être contre le football, c’est au contraire défendre son rôle social et éducatif. Le sport doit être un levier de transformation positive, pas un outil de communication pour financer et masquer la destruction de la planète.
La Rédaction
Football, passion populaire et greenwashing : quand TotalEnergies salit la planète tout en s’invitant dans les stades africains