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Une attaque armée attribuée à des assaillants non identifiés a visé le quartier général du Parc national de l’Upemba situé à Lusinga le 3 mars 2026, provoquant la mort de cinq membres du personnel engagés dans la protection de cette aire protégée emblématique de la République démocratique du Congo. Selon les informations communiquées par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, l’attaque a également entraîné le pillage d’équipements et la destruction de plusieurs infrastructures essentielles au fonctionnement du parc. Face à cette situation dramatique, une cellule de crise a été rapidement mise en place à Kinshasa et les forces de sécurité, notamment les Forces armées de la République démocratique du Congo, ont été mobilisées afin de rétablir le contrôle du site et de sécuriser la zone. Cet acte violent contre un patrimoine naturel majeur du pays a suscité une profonde indignation au sein des acteurs de la conservation et de la société civile.
Une attaque condamnée avec fermeté contre un patrimoine naturel inestimable
Cette incursion armée constitue une attaque grave contre l’un des joyaux de la biodiversité congolaise et contre les femmes et les hommes qui consacrent leur vie à la protection de la nature. Le Parc national de l’Upemba représente un écosystème d’une richesse exceptionnelle, abritant une grande diversité d’espèces animales et végétales essentielles à l’équilibre écologique de la région. Les éco-gardiens qui y travaillent accomplissent une mission difficile et souvent dangereuse pour préserver ce patrimoine naturel au bénéfice des générations présentes et futures. La disparition tragique de ces cinq agents rappelle le prix élevé que paient certains défenseurs de l’environnement dans l’exercice de leur devoir. Ces actes barbares doivent être condamnés avec la plus grande fermeté, car ils portent atteinte non seulement à la conservation de la nature, mais également à la stabilité et à la souveraineté environnementale du pays.
Un appel pressant à renforcer la sécurité des aires protégées
Face à cette tragédie, de nombreuses voix s’élèvent pour appeler les autorités à renforcer la sécurité et la protection des aires protégées en RDC. Les parcs nationaux et réserves naturelles représentent un patrimoine stratégique pour la conservation de la biodiversité, la recherche scientifique, le tourisme durable et le développement économique des communautés locales. Il est donc essentiel que des mesures fortes soient prises afin de garantir la sécurité des éco-gardiens et d’empêcher toute nouvelle attaque contre ces espaces naturels. La protection du Parc national de l’Upemba doit devenir une priorité nationale, car préserver ces écosystèmes revient à préserver l’avenir écologique et économique du pays. Les auteurs de cette attaque doivent être identifiés et traduits en justice afin que de tels actes ne restent pas impunis et que la mémoire des éco-gardiens tombés pour la nature soit honorée.
La Rédaction
Drame au Parc national de l’Upemba : une attaque armée contre le quartier général de Lusinga fait cinq morts parmi les éco-gardiens et relance l’alerte sur la sécurité des aires protégées en RDC