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Burundi : plus de 4 300 litres de boissons alcoolisées illégales détruits à Windora, l’usine fermée et le propriétaire arrêté après une opération musclée des autorités pour protéger la santé publique

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Au Burundi, les autorités provinciales ont procédé le 4 mars 2026 à la destruction de plus de 4 300 litres de boissons alcoolisées produites illégalement à Windora, dans la province de Butanyerera, à l’issue d’une opération de contrôle menée par le conseiller juridique du gouverneur, Cyriaque Nikoyagize, accompagné des responsables de la police, de la justice et de l’administration communale. Lors de cette descente sur le terrain, les autorités ont constaté que cette unité de production fonctionnait en toute illégalité, sans aucune autorisation administrative ni contrôle sanitaire. Face à cette situation jugée préoccupante, la décision a été prise de fermer immédiatement l’usine et de procéder à la destruction de toutes les boissons trouvées sur place, y compris celles en pleine fermentation ainsi que celles déjà mises en circulation sur le marché et retournées. Le propriétaire de l’installation a été interpellé par la police afin de répondre de ses actes devant la justice, tandis que les autorités ont rappelé leur détermination à lutter contre les activités économiques clandestines susceptibles de mettre en danger la population.

Des boissons illégales aux risques sanitaires alarmants

Les autorités sanitaires rappellent que la consommation de boissons alcoolisées produites dans des conditions non contrôlées représente un danger sérieux pour la santé publique. En effet, ces boissons artisanales ou clandestines peuvent contenir des substances toxiques, des doses d’alcool extrêmement élevées ou encore des produits chimiques dangereux issus d’une fabrication non réglementée. Une consommation régulière ou excessive peut provoquer de graves problèmes de santé tels que des lésions du foie, des troubles cardiovasculaires, des problèmes neurologiques, voire des intoxications aiguës pouvant entraîner la mort. Dans plusieurs pays de la région, des cas d’empoisonnement collectif liés à l’alcool frelaté ont déjà été signalés, ce qui pousse les autorités burundaises à renforcer la vigilance et à lutter contre ces circuits de production et de distribution illégaux.

Les jeunes particulièrement exposés aux effets destructeurs de l’alcool

La situation est d’autant plus préoccupante que les jeunes constituent l’un des groupes les plus vulnérables face à la consommation de boissons fortement alcoolisées. L’accès facile à ces produits bon marché et non contrôlés favorise leur consommation précoce, avec des conséquences graves sur la santé physique et mentale des adolescents et des jeunes adultes. L’alcool peut affecter le développement du cerveau, réduire les capacités de concentration, favoriser les comportements à risque, la violence, les accidents de la route ou encore l’abandon scolaire. Face à ces dangers, Cyriaque Nikoyagize a appelé les entrepreneurs à respecter strictement la loi en obtenant les autorisations nécessaires avant toute activité de production, tout en invitant les consommateurs à faire preuve de vigilance. De leur côté, les autorités locales sont encouragées à renforcer la surveillance des activités économiques dans leurs entités afin de protéger la population et particulièrement la jeunesse contre les effets destructeurs de l’alcool clandestin.

La Rédaction

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