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Quand la sécurité cache la ruée vers le cobalt : les risques du deal RDC–États-Unis

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Selon la nature de ce partenariat, Il existe un risque réel de « deal minier » entre les États-Unis et la RDC, où l’aide sécuritaire pourrait être échangée contre l’accès aux ressources minérales du pays, notamment le cobalt et le cuivre présents en masse dans le grand Katanga. Cette situation à l’image du « scénario à l’ukrainienne », où la sécurité est liée aux ressources naturelles, selon certains observateurs. 

Pays au vaste ressources minières

La RDC possède d’importantes réserves de minerais critiques pour les nouvelles technologies, comme le cobalt et le lithium, tandis que les États-Unis pourraient être intéressés à sécuriser et exploiter ces ressources, avec ses entreprises qui sont en négociations avancées avec les autorités congolaises. L’idée notamment est de  contrer la domination chinoise dans ce domaine.

Un accord minier entre la RDC et les États-Unis suscite des inquiétudes : l’aide sécuritaire américaine pourrait servir de levier pour accéder aux ressources stratégiques du pays, comme le cobalt et le lithium. Ce partenariat vise à contrer l’influence chinoise, mais fait craindre un manque de transparence, des risques de corruption et une instrumentalisation de la crise sécuritaire à l’Est du pays au profit des intérêts géopolitiques américains.

Les potentiels risques

Des accords miniers précédents entre la RDC et d’autres pays, notamment la Chine, ont été critiqués pour leur manque de transparence et leur impact limité sur le développement du pays, soulevant des inquiétudes quant à un risque similaire avec les États-Unis. Ce partenariat pourrait entraîner un accès privilégié des États-Unis aux ressources minières congolaises en échange d’une aide sécuritaire, au détriment de la souveraineté de la RDC. Il existe des risques de corruption, d’opacité dans les contrats, d’exploitation déséquilibrée, et de renforcement des tensions géopolitiques, notamment dans une région déjà marquée par l’insécurité.

Le contexte sécuritaire un de grands soucis de ce partenariat

La situation sécuritaire dans l’est de la RDC, où se trouvent de nombreuses mines, est instable, avec des groupes armés actifs. L’aide américaine à la sécurité pourrait être perçue comme un moyen de stabiliser la région pour faciliter l’accès aux ressources. Les États-Unis pourraient chercher à diversifier leurs approvisionnements en minerais critiques et à réduire leur dépendance vis-à-vis de certains pays, comme la Chine, dans un contexte de tensions géopolitiques. 

Le risque est que l’aide américaine à la RDC soit conditionnée à l’accès à ses ressources minérales, ce qui pourrait entraîner des problèmes de transparence, de corruption et de sécurité, tout en renforçant la position géopolitique des États-Unis dans la région, le président américain étant obsédé par les mines congolaises veut investir des milliards à travers les entreprises américaines.

Rossy Muhemedi

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