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Les Fake News à l’ère de l’intelligence artificielle

La Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

A l’heure où les technologies numériques et l’intelligence artificielle transforment la circulation de l’information, l’organisation congolaise Actions pour la Défense et la Promotion des Droits Humains ‘’ADPDH’’ en Sigle a lancé une campagne nationale de sensibilisation visant à endiguer la prolifération des fake news sur les réseaux sociaux.

Sous le slogan « Les fake news sont un poison silencieux pour la paix sociale. Avant de partager une information, une image ou une vidéo : vérifiez l’authenticité. La vérité protège, le mensonge divise » l’ADPDH interpelle l’opinion publique sur les conséquences souvent sous-estimées de la désinformation numérique, en particulier dans un pays aussi sensible que la République démocratique du Congo.

Le développement fulgurant des outils d’intelligence artificielle, notamment les générateurs d’images, de vidéos et de textes, a rendu la fabrication de contenus trompeurs plus accessible que jamais. Dans plusieurs entités de l’Est de la République Démocratique du Congo, marquées par des conflits armés persistants, ces fausses informations sont régulièrement utilisées pour attiser les tensions communautaires, manipuler l’opinion ou désigner arbitrairement des ennemis selon le souhait de l’auteur.

« Ce n’est plus seulement une question d’erreur ou d’ignorance, mais parfois une véritable stratégie de guerre informationnelle », alerte un représentant de l’ADPDH. Des individus sont ciblés à tort, des entreprises sont discréditées sans preuve, et des initiatives de paix sont sabotées par des campagnes de désinformation virale sur les réseaux sociaux.

La campagne de cette structure met en lumière les risques graves que pose la désinformation, notamment : la Stigmatisation de communautés entières, assimilées à tort à l’une des parties antagonistes, Atteintes aux droits fondamentaux, telles que la présomption d’innocence ou la liberté d’expression ; Déstabilisation de l’économie locale, avec la propagation de rumeurs visant certains produits ou entreprises.

Dans un environnement socio-politique déjà fragile, les fake news représentent un facteur de division supplémentaire non negligeable. Elles peuvent semer la peur, provoquer des violences ou dissuader les efforts de dialogue.
Pour contrer ce phénomène, l’ADPDH appelle à une mobilisation collective.

L’organisation insiste sur l’importance de l’éducation aux médias et de la responsabilité individuelle en ligne. Chaque internaute, selon l’ADPDH, est désormais un acteur de l’espace public numérique. « Il ne suffit plus d’être connecté. Il faut être conscient, critique et responsable. »

Cette campagne invite les utilisateurs à adopter quelques gestes simples ; d’où : Vérifier la source de l’information ; Rechercher une confirmation croisée dans des médias reconnus ; Éviter de partager un contenu douteux, même avec de bonnes intentions.

Si l’initiative de l’ADPDH est saluée par plusieurs observateurs, elle relance également le débat sur la nécessité d’un encadrement juridique adapté à la circulation de contenus numériques en RDC.

À ce jour, la législation reste uniquement pour ceux qui sont proches des autorités ou une certaine classe, bien que leurs conséquences puissent être lourdes. L’ADPDH plaide pour une approche à la fois préventive, éducative et répressive, afin de garantir un espace d’information sain et respectueux des droits humains.

À l’ère de l’intelligence artificielle, la désinformation n’est pas seulement un défi technologique, mais un enjeu démocratique majeur. Face à cette menace invisible, chaque clic compte.

La Rédaction

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