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Sud-Kivu/Idjwi : l’accès à l’eau potable, un problème de santé publique.

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens

La population du village Mugote, chefferie Ntambuka dans le territoire d’Idjwi au Sud-Kivu fait face à plusieurs problèmes suite à l’état piteux de la source d’eau de Kagezi et dans de nombreux milieux ce sont les changements d’utilisation des terres associés à la dégradation des sources d’eau potable dans le territoire insulaire d’idjwi et la principale menace pour les sources d’eau potable est la croissance non réglementée de cette zone rurale.

Depuis déjà 4 ans que cette source d’eau est maintenant abandonnée alors que plus 300 ménages de 3 villages s’y approvisionnent en eau Potable. Cette source avait été abandonnée après l’adduction et elle serait utilisée par les habitants qui ne peuvent pas arriver à la paroisse de Lwamarhulo, à Chafunda, à Budashekere et Nyamusiru. C’est pourquoi les acteurs du développement de cette partie du groupement Mugote, village Mugote lancent un SOS aux organisations de développement, humanitaires, autorités locales, provinciales et nationales pour que cette source soit réhabilitée afin que la population accède à l’eau potable.

Notons que dans le territoire insulaire d’idjwi, plusieurs acteurs ont tendance à libéraliser l’adduction et la gestion d’eau pour recevoir le financement, c’est pourquoi ils préfèrent passer par le CLD, les Chefferies, les églises, etc.
Malheureusement, par la suite, aucun mécanisme mis en place pour faire la maintenance ou le suivi, c’est pourquoi quand il y a des épidémies, ils se tournent vers la zone de santé qui n’a plus la cartographie réelle des interventions des partenaires sur le réseau d’eau dans le territoire insulaire d’idjwi.

A titre d’exemple, le Groupement Mugote a été le plus accompagné en adduction d’eau sur les 3 dernières années avec Union des Groupes d’études et d’actions pour le développement de Fizi Itopbwe Ugeafi en sigle partir de Bwando.

Après avoir fini les travaux, ils remettent la gestion entre les mains du comité local qui n’a pas été structuré ni préparé d’avance et sans capacité de conduire les travaux de suivi et évaluation de l’adduction d’eau, la rédaction du rapport, réparer les pannes en cas de besoin, comment s’organiser pour trouver les pièces ou les médicaments pour le traitement de l’eau, etc. Ce qui rend vulnérable la zone de santé dans le suivi des sources d’eau.

La Rédaction.

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