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Sud Kivu/ Secteur minier : Avec ses 10 exigences aux société et coopératives minières, le gouverneur Jean Jacques PURUSI veut remettre l’Etat congolais et la population dans leurs droits.

La plupart de Sudkivutiens n’ont suffisamment commenté que sur la suspension des activités minières sur toute l’étendue de la province, ainsi que sa levée, plus d’un mois après. Peu d’entre eux sont au courant que les choses bougent dans ce secteur, grâce à un homme déterminé à corriger les erreurs du passé, décidé à faire profiter à la population de ses richesses. Il s’agit du professeur Jean Jacques PURUSI, gouverneur du Sud Kivu.

Oui, comme pour toute réforme, celles apportées par le gouverneur du Sud Kivu, particulièrement, dans le secteur minier, ne sont pas sans résistances.
L’autorité provinciale subit beaucoup de pressions. Les appels fusent de partout. Ceux qui s’étaient déjà accaparés des mines se sentant menacés, recourent au traffic d’influence. L’étau se resserre. L’Etat reprend, petit à petit, ses droits

Le gouverneur Jean Jacques PURUSI savait que c’est un secteur très sensible où on retrouve, presque, tous les dinosaures de la république et ceux étrangers, prêts même à miser sur sa tête. Pas vraiment aisé pour lui. Mais, il fallait braver la peur et remettre de l’ordre dans ce secteur clé pour l’économie et le développement de la province. Ni sa vie, ni son poste, ne passent avant les intérêts de sa province et ses administrés.

Avant de continuer, quelques questions valent leur pesant d’or. Pourquoi l’autorité provinciale avait-elle pris cette grave décision de suspendre les activités minières ? Quelle réforme a-t-elle apporté dans ce secteur ? Quelles retombées ? Qui en profite ?
Ces questions seront abordées progressivement. Mais, dans cet article, nous vous laissons découvrir et analyser les 10 exigences auxquelles sont soumises les sociétés et coopératives qui veulent exploiter les minerais dans les différents gisements de la province du Sud Kivu.
Malgré les pressions et résistances, le gouverneur Jean Jacques PURUSI est resté égal à lui-même. Aucune société ni coopérative minière ne peut reprendre les activités sans avoir signé la charte, cette charte qui remet l’Etat congolais et sa population, surtout celle riveraine des sites miniers, dans leurs droits.

Voici donc les 10 exigences auxquelles le gouverneur Jean Jacques PURUSI soumet les sociétés et coopératives minières, sans exception.

Pour reprendre ses activités, chaque société ou coopérative minière doit :

  1. Établir des bureaux de représentation dans la province (Bukavu et dans les rayons d’action respectifs/zones d’exploitation ), et engager un personnel local à temps plein.
  2. Participer à la réhabilitation des infrastructures selon les normes internationales généralement admises(routes, ponts et chaussées).
  3. Élaborer et exécuter le cahier des charges négocié et signé avec les communautés locales et les gouvernement provincial.
  4. Contribuer à la production agricole dans les zones d’exploitation minière et partout selon les recommandations de la commission ad hoc.
  5. Signer la charte sur la protection et la réhabilitation de l’environnement dans et autour des sites d’exploitation minière et s’y conformer.
  6. Mettre en place des mesures qui facilitent l’accès des autorités et agents de l’Etat aux installations et sites miniers en exploitation.
  7. Participer au financement d’une brigade civile minière intégrée d’au moins cinq mille (5.000) jeunes, en charge d’assainissement et de lutte contre la pollution de l’environnement dans les zones minières.
  8. Régulariser la situation administrative par le paiement régulier des taxes, droits et redevances dûs à l’Etat congolais et/ou à la province et aux entités territoriales décentralisées, et le paiement des amendes transactionnelles liées au non-respect de la législation dans la conduite des activités minières.
  9. Organiser la passation de la commande de tous les consommables (carburant, lubrifiant, matériaux divers….) au près des fournisseurs locaux, afin de contribuer au développement de l’économie locale.
  10. Assurer le respect de la transparence dans les déclarations et la transmission des statistiques de production et de commercialisation des minerais, ainsi que des rapports annuels d’activités aux services étatiques compétents.

Pour Yvelin NTAMPAKA
Journaliste et analyste politique
Expert en gestion de l’environnement et assainissement, il pense faire d’autres analyses dans les prochains articles, il va devoir décortiquer chaque exigence, afin de comprendre la profondeur de cette réforme, la bonne voie pour espérer au développement du Sud Kivu.
En attendant, il y a de quoi solliciter le soutien et l’ accompagnement de toute la population du Sud Kivu, à ce vaillant visionnaire, l’homme qui brise les mythes, le surnommé MAGUFULI Congolais, le gouverneur Jean Jacques PURUSI.

Tuta zoweya pole pole

Yvlin Ntampaka

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