×
Logo en chargement
CHARGEMENT...

RDC-CIR : Julien Paluku Kahongya veut changer la donne à Genève

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

À Genève, la RDC ne vient plus seulement chercher un appui : elle veut dessiner une trajectoire. Autour de la troisième phase du Cadre intégré renforcé, le ministre du Commerce extérieur Julien Paluku Kahongya pousse pour une stratégie capable de transformer le potentiel congolais en valeur, en emplois et en marchés.

La rencontre du 17 septembre 2026 entre Julien Paluku Kahongya, ministre du Commerce extérieur de la RDC, et Mme Assiatou Diallo, Directrice exécutive du Cadre intégré renforcé à l’OMC, intervient à un moment charnière. La phase III du CIR, prévue pour 2025-2031, entend rompre avec la logique des projets dispersés pour privilégier une programmation pluriannuelle articulée autour du Document de Programme-Pays (DPP) de la RDC.

Derrière les acronymes de Genève se joue pourtant une bataille très concrète : celle de la transformation économique. Huile de palme, soja, manioc, maïs, cacao, café, mais aussi PME, entrepreneuriat féminin et jeunesse : le défi est de faire en sorte que les richesses congolaises ne quittent plus le pays sous leur forme la moins valorisée. Le commerce ne doit plus être seulement une porte de sortie pour les matières premières, mais une porte d’entrée vers l’industrie, l’emploi et la création de valeur.

Julien Paluku Kahongya entend également inscrire cette transformation dans le siècle numérique. Facilitation des échanges, commerce électronique, services numériques, renforcement des institutions et accompagnement des MPME : le chantier est vaste. Cette orientation rejoint les réformes déjà défendues par le ministre à Genève, notamment autour de la dématérialisation du commerce et du Portail d’Informations Commerciales.

Le calendrier, lui, est désormais posé : mi-octobre 2026 pour finaliser et présenter le Document de Programme-Pays. Mais entre une stratégie couchée sur papier et une économie réellement transformée, il y a le fossé de l’exécution. La RDC devra donc convertir les engagements internationaux en routes commerciales, en capacités de production, en certifications, en financement et en débouchés pour ses producteurs.

À Genève, Julien Paluku Kahongya porte ainsi une ambition qui dépasse les salles de réunion : faire du commerce un instrument de souveraineté économique et de résilience. « La RDC avance à grands pas et rien sans elle dans le concert des Nations », rappelle la vision présidentielle. Reste désormais à transformer cette formule en réalité : que le Congo ne soit plus seulement riche de ses potentialités, mais qu’il sache enfin les transformer en prospérité pour ses citoyens.

La Rédaction

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×