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Mondial 2026: la manifestation n’a pas été « la plus verte », les pays hôtes passent à côté de leur promesse

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Deux records ont été battus entre les mois de juin et de juillet. Le premier est européen, avec des températures normales de saison surclassées pour la deuxième fois cette année, après un mois de mai qui n’avait jamais connu de chaleurs aussi intenses. Ni des canicules aussi précoces. Le deuxième est américain. Alors que le Canada, les Etats-Unis et le Mexique viennent d’organiser la Coupe du Monde de Football qu’ils avaient voulu la plus verte et la moins émettrice de carbone de l’ère moderne, c’est le contraire :

Selon l’organisation Scientists for Global Responsibility estime que cette manifestation a dépassé les 9 millions de tonnes de CO2 durant cinq semaines de compétition. Notamment à cause de ses 104 matchs (contre 64 auparavant) éparpillés dans 16 stades, répartis sur 4 000 kilomètres.

La Coupe du monde de football génère un lourd désastre environnemental en raison de l’explosion des émissions de gaz à effet de serre, principalement causées par les déplacements massifs en avion et l’élargissement du tournoi.

Les chiffres du bilan carbone

Émissions records : L’édition 2026 co-organisée en Amérique du Nord (États-Unis, Canada, Mexique) est estimée entre 7,8 et plus de 9 millions de tonnes d’équivalent CO₂ selon les analyses de Greenly et de l’ONG Scientists for Global Responsibility. Comparaison, c’est presque le double des émissions de l’édition 2022 au Qatar (environ 3,8 millions de tonnes) et l’équivalent de la pollution annuelle de pays entiers comme le Luxembourg.

Les causes principales de la pollution

Le transport aérien : Entre 80 % et 90 % des émissions proviennent des transports, en particulier des vols long-courriers des supporters, des équipes et des médias à travers le continent nord-américain. Le format élargi, le passage à 48 équipes et 104 matchs répartis sur 16 villes éloignées démultiplie les distances à parcourir. Les partenariats controversés, l’association de la FIFA avec de grands groupes énergétiques fossiles accentue les critiques sur le manque de cohérence écologique de l’événement.

Mais le plus important réside dans la structure de ces émissions. Le Qatar a construit sept nouveaux stades ex nihilo, générant d’énormes émissions initiales liées aux infrastructures. Le tournoi de 2026 a utilisé des stades NFL existants ; les infrastructures ne représentent donc que 3 % du total. En revanche, les déplacements des spectateurs constituent la part prépondérante, soit environ 87 % de l’empreinte carbone totale, car les supporters se déplacent pour assister à un tournoi organisé dans trois pays répartis sur un continent, et les distances moyennes parcourues sont nettement plus longues qu’au Qatar

Rossy Muhemedi

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