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À Goma, la prolifération des boissons fortement alcoolisées vendues à des prix dérisoires constitue une menace grandissante pour la jeunesse. Avec seulement 500 francs congolais, de nombreux adolescents et jeunes adultes peuvent se procurer des sachets d’alcool frelaté ou des boissons artisanales à forte teneur en alcool, souvent commercialisés sans aucun contrôle sanitaire. Cette accessibilité inquiétante favorise une consommation précoce et excessive qui met en péril la santé, l’éducation et l’avenir de toute une génération.
Les conséquences se font déjà sentir dans plusieurs quartiers de la ville. Ivresse précoce, violences, accidents, délinquance, abandons scolaires et problèmes de santé se multiplient parmi les jeunes exposés à ces produits dangereux. Les professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme face aux risques de lésions du foie, de troubles neurologiques et de dépendance qui frappent particulièrement les adolescents dont le développement physique et mental reste fragile. Face à cette situation, le silence et l’inaction ne sont plus acceptables.
Il est urgent que les autorités urbaines, provinciales et les services compétents renforcent les contrôles, ferment les points de vente illégaux situés à proximité des écoles et sanctionnent les commerçants qui mettent en danger la vie des jeunes. En parallèle, les familles, les écoles, les églises et les organisations de jeunesse doivent unir leurs efforts pour sensibiliser, encadrer et offrir des alternatives positives à travers le sport, la culture et la formation professionnelle. Sauver la jeunesse de Goma de ce fléau n’est pas seulement une question de santé publique : c’est un impératif pour préserver l’avenir de toute la ville.
La Rédaction