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Lualaba : indignation et colère après la détention prolongée de huit membres du village Kabombwa pour avoir réclamé leurs droits face à une délocalisation contestée

Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.

La situation des habitants du village Kabombwa, dans le territoire de Lubudi en province du Lualaba, suscite une vive indignation au sein des mouvements citoyens et des défenseurs des droits humains. Huit membres de cette communauté, dont sept hommes et une femme, sont détenus au parquet près le Tribunal de Paix de Lubudi depuis plusieurs semaines dans des conditions jugées arbitraires et injustes. Parmi eux figure Kabembe Mwanza Shoudel, arrêté depuis le 1er mai 2026 pour avoir simplement revendiqué le respect des droits des communautés locales dans le processus de délocalisation lié aux activités minières dans la région.

Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), section de Fungurume, dénonce une tentative manifeste d’intimidation contre des citoyens qui réclament pacifiquement justice et dignité. Selon les militants de la LUCHA, cette détention prolongée constitue une violation grave des libertés fondamentales et des dispositions du Code minier congolais ainsi que de son règlement minier révisé en 2018, notamment les articles 281 et 285 qui encadrent les procédures de délocalisation et la protection des communautés affectées par les projets extractifs. Pour les habitants de Kabombwa, il ne s’agit pas d’un crime, mais d’un combat légitime pour défendre leurs terres, leurs droits et leur avenir face aux intérêts miniers.

Face à cette situation préoccupante, la LUCHA/Fungurume appelle les autorités judiciaires et administratives à procéder sans délai à la libération de ces huit détenus et à garantir un traitement équitable des revendications communautaires. Le mouvement citoyen interpelle également l’opinion publique nationale et internationale sur les dérives répressives qui frappent les défenseurs des droits communautaires dans les zones minières de la République démocratique du Congo. Pour la LUCHA, faire taire les voix citoyennes par la peur et la détention ne fera qu’aggraver les tensions sociales et renforcer le sentiment d’injustice au sein des communautés locales.

La Rédaction

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