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Le Parc national de la Garamba franchit une étape décisive dans la protection de la faune africaine avec l’intégration de trente rhinocéros blancs du Sud au sein de son écosystème, consolidant ainsi la formation d’une population capable de se reproduire durablement après les opérations de réintroduction menées en 2023 et 2025. Les premiers résultats sont déjà visibles avec la naissance de deux petits rhinocéros en 2025, signe encourageant d’une adaptation réussie des animaux à leur nouvel environnement, tandis que la présence de ces grands herbivores contribue déjà à la formation de nouvelles zones de pâturage naturelles, essentielles au bon fonctionnement des cycles écologiques et à la restauration progressive des équilibres naturels dans ce parc historique, autrefois fortement touché par le braconnage et l’insécurité.
Une adaptation suivie pour assurer la survie à long terme
Pour garantir le succès de cette réintroduction, des équipes spécialisées assurent un suivi permanent de la santé, des déplacements et du comportement des rhinocéros afin de faciliter leur adaptation et prévenir tout risque pour leur survie. Cette surveillance permet également de mieux comprendre l’évolution de la population et de détecter rapidement d’éventuelles menaces, qu’elles soient liées aux maladies, aux pressions humaines ou aux défis climatiques. La présence durable des rhinocéros joue aussi un rôle crucial dans la régénération des savanes et des prairies, car ces animaux participent activement au maintien de paysages ouverts favorables à de nombreuses autres espèces, renforçant ainsi la biodiversité globale du parc.
Une coopération internationale au service de la conservation
Ce succès résulte d’une collaboration étroite entre l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature et la Munywana Conservancy, avec l’appui financier et technique de Barrick Gold Corporation, de la Mine d’or de Kibali et de l’Union européenne, démontrant que la coopération internationale peut contribuer efficacement à sécuriser et restaurer les aires protégées congolaises. Ce partenariat montre qu’en protégeant la faune et les écosystèmes, il est possible de redonner espoir à des espaces naturels autrefois menacés et de faire de la conservation un véritable levier pour l’avenir environnemental et touristique du pays.
La Rédaction
« Garamba renaît : 30 rhinocéros désormais protégés, un espoir majeur pour la biodiversité congolaise et la restauration écologique »