Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
Au Maniema, la situation dans le parc national de la Maïko est devenue critique avec l’installation de nouvelles machines semi-industrielles par des ressortissants chinois opérant illégalement pour l’extraction de minerais. Ces activités, menées depuis décembre 2025, sont protégées par le groupe rebelle Mai-Mai Simba, qui assure la sécurité des engins et du personnel sur place. Les exploitants ont ouvert une route d’environ 7 kilomètres à l’intérieur du parc, depuis la route Walikale-Kisangani jusqu’au site minier, s’approchant à quelques mètres du quartier général des gestionnaires du parc. Cette opération, planifiée et exécutée en toute discrétion, met en danger les habitats des espèces animales et végétales rares et constitue une violation flagrante des lois congolaises et des règlements environnementaux.
Destruction environnementale et menace sur la faune
Les conséquences de cette exploitation illégale sont déjà visibles : la présence des machines provoque la fuite des animaux, l’augmentation du braconnage, la pêche illicite et la pollution des cours d’eau par l’usage du mercure, compromettant la santé des écosystèmes locaux. Les experts et sources locales alertent sur le fait que l’expansion de ces activités pourrait entraîner une destruction encore plus massive des habitats, affectant la biodiversité et favorisant la migration forcée des espèces. Cette situation crée également un précédent dangereux, où des étrangers peuvent exploiter illégalement des ressources dans des zones protégées avec l’appui de groupes armés, sans respect des règles de conservation et de protection de l’environnement.
Appel à l’action et responsabilité des autorités
Face à ces menaces, le Parc national de la Maïko a saisi la justice pour obtenir le départ des exploitants illégaux et a lancé un appel aux autorités congolaises pour interdire immédiatement ces activités destructrices. Les responsables du parc dénoncent le fait qu’au Congo, des étrangers peuvent pénétrer dans des zones protégées sans autorisation et détruire des biens publics, alors qu’un Congolais ne pourrait agir de la même manière à l’étranger. L’urgence est de préserver l’intégrité écologique du parc, protéger les espèces menacées et garantir le respect des lois nationales et internationales sur la conservation de la biodiversité.
La Rédaction
« Maniema : exploitation minière illégale par des Chinois protégés par des Mai-Mai Simba menace gravement le parc national de la Maïko »