Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
Le projet pétrolier EACOP (East African Crude Oil Pipeline) démarre à Hoima, en Ouganda, et s’étend sur 296 km à travers 10 districts, 25 sous-comtés et 171 villages. À ses débuts, il avait suscité l’espoir parmi les communautés locales, qui voyaient en ce pipeline une opportunité de développement économique et d’amélioration de leurs moyens de subsistance. Malheureusement, ces promesses ont rapidement laissé place à une désillusion face aux conséquences humaines et écologiques du projet.
Des populations déplacées et des moyens de vie bouleversés
De nombreuses familles ont été déplacées sans compensation équitable, perdant leurs terres, leur accès à l’eau et leurs ressources agricoles. La perte de ces moyens de subsistance a entraîné une insécurité alimentaire croissante et une précarité économique pour des milliers de personnes. Les voix communautaires s’élèvent de plus en plus pour dénoncer ces atteintes aux droits fondamentaux, notamment le droit à un logement décent, à la terre et à un environnement sain.

Une pression croissante sur les écosystèmes fragiles
Au-delà des impacts sociaux, le tracé du pipeline menace des zones écologiquement sensibles, y compris des réserves naturelles et des cours d’eau vitaux. Les risques de pollution et de destruction de la biodiversité sont majeurs, compromettant la résilience des écosystèmes déjà fragiles. Ce projet soulève donc des préoccupations majeures en matière de justice climatique, et appelle à une réévaluation urgente de ses implications environnementales et humaines.
La Rédaction