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Assassinat de Mahamat Zin Adam : entre tentative de règlement à l’amiable, indignation publique et appel pressant à la restauration de l’autorité judiciaire au Tchad

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L’affaire de l’assassinat du jeune Mahamat Zin Adam, tué le 29 septembre 2025 à Goudji, continue de secouer l’opinion tchadienne. Alors que la procédure judiciaire suit son cours, un procès-verbal controversé, daté du 7 novembre, circule en évoquant un arrangement à l’amiable entre les familles autour du paiement de la DIA islamique. Ce document, portant la signature de hauts responsables militaires, est vivement contesté par des membres de la famille du défunt, qui dénoncent une manœuvre visant à soustraire l’auteur principal présumé, Dadi Chegue Cherif, à la rigueur de la loi. Cette tentative de règlement extra-judiciaire met en lumière les tensions persistantes entre justice formelle et pratiques coutumières au Tchad.

Une indignation croissante face à l’impunité et aux arrangements hors-la-loi

Estimant que cette démarche fragilise l’État de droit, l’Observatoire des Droits et Libertés au Tchad (ODL) a exprimé son indignation. L’organisation dénonce une justice « prise en otage », affaiblie par le silence complice de certains acteurs judiciaires et l’influence d’individus se croyant au-dessus des lois. L’ODL rappelle fermement que le Tchad n’est pas un État islamique et que la DIA ne saurait se substituer à la loi républicaine, surtout dans une affaire d’homicide où la société toute entière est en droit d’exiger justice.

Un appel direct au Président Déby et une exigence de poursuites judiciaires

Face à la gravité des faits, l’ODL appelle à l’implication personnelle du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République, pour mettre fin à ces arrangements qualifiés « d’amiables mais forcés ». L’Organisation estime que de telles pratiques affaiblissent la justice, renforcent l’impunité et laissent la voie libre à des « intouchables » imposant leurs propres règles. Elle exige enfin que tous les signataires du document litigieux, y compris l’auteur présumé du meurtre, soient traduits en justice, afin que la lumière soit faite et que la loi prévale pleinement.

La Rédaction

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