Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
Autrefois fertile, la région du littoral du lac Kivu en Afrique subit aujourd’hui les conséquences dramatiques d’une érosion accélérée. Le déboisement massif, la pression démographique et les pratiques agricoles non durables ont transformé les collines en ravins, appauvri les sols et étouffé les cours d’eau de sédiments. Résultat : les terres cultivables disparaissent, la biodiversité décline et les activités de pêche s’effondrent, menaçant la sécurité alimentaire de milliers de familles.

Le littoral du lac Kivu : entre volcans, reliefs escarpés et enclavement géographique
Le littoral du lac Kivu, partagé entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, présente des rivages escarpés formés par des chaînes de montagnes et des plaines de lave. Sa côte, longue d’environ 1 196 km, est difficile d’accès par voie terrestre. Des villes importantes comme Goma (RDC) et Gisenyi (Rwanda) s’y trouvent, tout comme des zones rurales. Le lac est né d’un phénomène de rift tectonique, et ses rives montrent encore les traces de son origine volcanique.
Une mobilisation communautaire pour restaurer les écosystèmes du lac kivu
Face à cette urgence écologique et sociale, une mobilisation locale sans précédent s’organise. Des milliers de citoyens, surnommés les champions de la restauration, s’engagent dans la reforestation des collines et berges, la protection des bassins versants et l’adoption de techniques agroécologiques. Grâce à la plantation d’arbres indigènes et fruitiers, ces communautés restaurent progressivement les sols, filtrent les eaux de ruissellement et renforcent la résilience des écosystèmes.

L’arbre comme moteur de développement rural durable
Au-delà de l’impact environnemental, ces actions collectives revitalisent aussi l’économie rurale. Les arbres offrent de l’ombre, des fruits, du bois durable, et contribuent à stabiliser les rendements agricoles et halieutiques. Le littoral du lac Kivu devient ainsi un modèle de restauration dirigée par les populations locales, où chaque arbre planté incarne un acte de résistance, de survie et d’avenir partagé.
La Rédaction