Voix du Paysan pour former et informer les citoyens : un engagement pour la justice sociale et climatique.
À Kolwezi, au cœur de la province du Lualaba, une mobilisation citoyenne d’envergure a réuni jeunes journalistes, étudiants, mouvements citoyens et leaders communautaires autour d’un objectif commun : faire entendre la voix des populations directement affectées par l’exploitation minière. Dans le cadre de la promotion de la justice climatique, l’IPDHOR a également rassemblé des jeunes afin de réfléchir à une note de plaidoyer destinée à porter les préoccupations des communautés auprès des décideurs. Cette rencontre de réflexion et de plaidoyer a permis aux participants de mettre en lumière les nombreux défis sociaux et environnementaux auxquels font face les populations locales, dans un contexte où la demande mondiale en minerais stratégiques ne cesse de croître sous l’impulsion de la transition énergétique.

Les participants ont dénoncé une réalité souvent ignorée : derrière les discours sur l’économie verte et la lutte contre le changement climatique se cachent parfois des pratiques qui fragilisent davantage les populations locales. Déplacements forcés, perte des terres, dégradation de l’environnement et affaiblissement des moyens de subsistance demeurent des préoccupations majeures pour de nombreuses familles vivant à proximité des zones d’exploitation. Pour les acteurs réunis à Kolwezi, la transition énergétique mondiale ne peut être considérée comme juste ou durable si les communautés locales continuent à supporter seules les conséquences environnementales et sociales de l’exploitation minière. Les jeunes engagés dans cette dynamique ont réaffirmé leur volonté de plaider pour une répartition plus juste et équitable des responsabilités liées aux émissions de gaz à effet de serre, ainsi que pour une meilleure prise en compte des droits des populations affectées.

Portés par le slogan : Non à l’expulsion forcée, non à la délocalisation sans réinstallation, non à la disparition de nos quartiers résidentiels, les participants ont réaffirmé leur détermination à défendre la dignité humaine, la justice climatique et les droits des communautés affectées. Ils ont appelé les autorités publiques, les entreprises minières et l’ensemble des parties prenantes à renforcer la transparence, la redevabilité et la protection des populations locales. Pour eux, l’avenir de la transition énergétique mondiale doit impérativement reposer sur l’équité, le respect des droits humains et une répartition juste des bénéfices et des responsabilités liés à l’exploitation des ressources naturelles. Les jeunes se sont engagés à poursuivre leurs actions de sensibilisation et de plaidoyer afin que la transition énergétique ne se construise pas au détriment des communautés qui vivent au cœur des territoires miniers.
La Rédaction